Depuis hier jusqu’au 9 octobre 2026, se déroule la 35ème édition du Sommet de l’Élevage, à Cournon-d’Auvergne. Il réunit 1800 exposants, et environ 120 000 visiteurs sont attendus. Habituellement festif, le salon est marqué cette année par des revendications nombreuses de la part du monde agricole.
Le lancement du Sommet de l’Élevage démarre avec le moral dans les bottes et une Ministre de l’agriculture aux abonnées absents. Après une année difficile pour les agriculteurs qui ont dû faire face à plusieurs événements importants : les maladies qui ont touchés les cheptel, le vote du Mercosur à l’UE ou encore et la sécheresse. La preuve avec un jeune agriculteur Lucas qui nous dit que c’est un métier « avec beaucoup de haut et de bas et actuellement beaucoup de bas ». De son côté Arnaud Rousseau président du FNSEA déclare : « ce qui compte c’est que la ministre de l’agriculture fasse les annonces qu’attendent les éleveurs français ». Si ce n’est pas le cas, le syndicat n’exclue pas une mobilisation. Ce contexte se ressent aussi chez les organisateurs. Victor Berthon, co-directeur de l’évènement l’exprime clairement : « Bien-sûr qu’on ressent leur colère, elle est légitime ! ». Avant d’ajouter « Trouvez-vous ça normal d’importer des produits du MERCOSUR ? Ca créer un marché dérégulé, c’est illogique ! ».
Pour autant, il y aussi du positif à commencer par le retour des bovins. Les visiteurs comme les éleveurs semblent ravi de ce comeback tant attendu. L’an dernier, le nombre de visiteurs est retombé suite à leur absences. Ce retour est important pour le dynamisme du sommet. D’ailleurs, de nouveaux exposants sont prévus sur les des espaces rajouter pour cette nouvelle édition.
Ce salon c’est aussi et surtout un lieu qui permet aux agriculteurs de se retrouver autour d’un sujet qui les touches tous comme on nous la souffle à la Chambre de l’Agriculture : « le sommet remet l’humain au centre des échanges ». Ce qu’appuie Monsieur Berthon quand il nous dit : « c’est un moment convivial mais il nous permet surtout d’avoir un poid politique en jouant collectif !». Alors que la colère fait rage dans le monde agricole, l’ouverture du sommet va redonner du baume au cœur aux éleveurs qui semblent en avoir bien besoin.

