Installée sur le site de Cataroux, rue de la Grolière à Clermont-Ferrand, Capillum organise la récupération de cheveux coupés chez les professionnels de la coiffure. Elle revendique aujourd’hui plus de 6 000 salons engagés dans sa démarche. Avec cette rémunération au poids, une matière habituellement jetée devient aussi une petite recette pour ceux qui la collectent.
Un euro par kilo, avec une adhésion à prendre en compte
Le montant annoncé est de 1 € TTC pour chaque kilo collecté. Capillum estime qu’un sac représente en moyenne environ 8 € TTC : la somme dépend donc de la quantité de cheveux réunie par le salon. Cette moyenne ne constitue pas un montant garanti pour chaque sac.
Pour les professionnels, cette recette s’inscrit dans un service qui comporte une adhésion payante. Celle-ci finance notamment l’organisation de la collecte et donne accès à du matériel ainsi qu’à des supports de communication. Le bénéfice économique doit donc être apprécié en tenant compte du coût de la formule choisie et du volume récupéré : la rémunération peut contribuer à compenser les frais de participation.
Concrètement, les cheveux sont placés dans le matériel de collecte fourni. Selon l’offre souscrite, les sacs sont ensuite récupérés directement au salon ou déposés en point relais. L’inscription des professionnels s’effectue sur le site de Capillum.
Des cheveux transformés en paillage pour les plantations
L’un des débouchés déjà commercialisés est le paillage Capinea, proposé sous forme de rouleaux ou de disques. Ces produits, fabriqués à partir de cheveux collectés, se placent autour des plantations. Selon le fabricant, ils permettent de maintenir l’humidité du sol et de limiter la pousse des herbes indésirables, avec pour objectif de réduire l’arrosage et le désherbage.
Cet usage rejoint un enjeu concret dans le Puy-de-Dôme : adapter les jardins et les espaces verts à une ressource en eau plus fragile. Le paillage fait partie des pratiques permettant de mieux maîtriser les besoins des plantations, aux côtés du choix des végétaux et de la gestion des sols.
Capillum présente également des recherches sur des absorbants destinés à la dépollution et sur de nouveaux matériaux. Son site distingue ces applications, encore indiquées en recherche et développement, du paillage déjà disponible à la vente. Tous les débouchés évoqués par l’entreprise n’en sont donc pas au même stade.
Comment trouver un salon participant autour de Clermont ?
Pour les habitants de Clermont-Ferrand et de la métropole, le moyen le plus direct est de consulter la carte des coiffeurs partenaires de Capillum. Une recherche par ville ou par adresse permet de repérer les professionnels référencés, avec une distinction entre salons et coiffeurs à domicile.
Un autocollant en vitrine peut aussi signaler la participation du salon : il figure dans le kit fourni aux adhérents. Sur place, demander au coiffeur comment il trie les cheveux permet de comprendre le circuit suivi après la coupe.
La collecte accepte les cheveux courts, longs ou colorés, ainsi que les poils de barbe, selon la FAQ de Capillum. La participation concerne donc les coupes du quotidien, sans nécessité de laisser pousser ses cheveux au préalable. La rémunération annoncée revient au salon partenaire qui organise leur collecte.

