Chauffer les bassins, ventiler les salles, maintenir une température adaptée dans les bâtiments : une partie des économies recherchées se joue dans des installations peu visibles des usagers. Présenté publiquement le 16 septembre 2026, ce marché combine modernisation des équipements et gestion énergétique dans la durée.
Pour les habitants de Clermont-Ferrand et des communes de la métropole, l’enjeu est double : maîtriser les dépenses nécessaires au fonctionnement des services publics et préserver les conditions d’accueil. Les économies annoncées constituent toutefois des engagements à atteindre, pas encore un bilan mesuré.
Piscines, musées et médiathèques dans le périmètre
Le contrat concerne plusieurs catégories de bâtiments : équipements nautiques et sportifs, médiathèques, musées, locaux administratifs et sites techniques. Il ne porte donc pas uniquement sur les lieux culturels ou de loisirs ouverts au public.
La présentation officielle ne fournit cependant pas la liste nominative complète des 37 équipements. Elle ne permet pas non plus d’attribuer un objectif d’économie à chaque piscine, bibliothèque ou gymnase. La baisse de plus de 14 % est annoncée à l’échelle du périmètre contractuel.
Un exemple précis apparaît néanmoins à Aulnat, pour la médiathèque Rêves et Savoirs. Dans une délibération du 16 décembre 2025, la commune indique que le marché attribué à Engie prévoit un dispositif de comptage propre à cet établissement, alors chauffé par les installations du groupe scolaire François-Beytout.
Ce comptage doit permettre d’isoler sa consommation et de facturer à la Métropole l’énergie effectivement utilisée. Il s’agit d’abord de mieux mesurer les besoins : la pose d’un compteur ne constitue pas, à elle seule, une économie de chauffage.
Des pompes à chaleur et une ventilation mieux réglée
Les interventions annoncées comprennent l’installation de pompes à chaleur dans plusieurs piscines, la récupération de chaleur et l’amélioration de la ventilation. Le programme prévoit aussi le remplacement d’équipements en fin de vie et des outils permettant de suivre et de piloter les consommations.
Les travaux détaillés portent ainsi principalement sur les installations techniques. La communication publiée ne décrit pas un programme uniforme d’isolation des façades ou de remplacement des fenêtres dans les 37 bâtiments.
Les interventions doivent être réparties sur quatre ans, afin de tenir compte de l’exploitation des sites et de limiter les conséquences pour les usagers. Le maintien du confort figure parmi les engagements annoncés. En revanche, aucun planning complet ne précise, bâtiment par bâtiment, les dates de chantier ou les éventuelles adaptations d’accès : il serait prématuré d’annoncer des fermetures ou de garantir leur absence.
Une économie visée de 3 555 MWh par an
La Métropole annonce 3 555 mégawattheures économisés chaque année, soit l’équivalent de la consommation moyenne de 510 foyers selon la comparaison retenue pour présenter le projet. Sur l’ensemble des dix années du contrat, l’objectif environnemental atteint 7 560 tonnes de CO₂ évitées.
Ces indicateurs ne décrivent pas la même chose : les mégawattheures mesurent l’énergie consommée, tandis que les tonnes de CO₂ évaluent les émissions associées. Aucun montant annuel d’économie en euros n’est précisé dans la présentation publique.
Une baisse de consommation de 14 % ne signifie donc pas automatiquement une facture réduite dans les mêmes proportions. Le prix de l’énergie et les conditions contractuelles entrent également dans le calcul. Pour apprécier le résultat, il faudra disposer des consommations de référence et des bilans de suivi.
Plus de 10 millions d’euros, dont 3 millions de travaux
L’avis d’attribution du marché mentionne une valeur de 10 361 810,94 euros. Dans sa présentation de septembre, Engie distingue une enveloppe de 3 millions d’euros consacrée aux travaux, au sein d’un contrat qui court sur dix ans.
Le montant global couvre donc un engagement plus large que les seules interventions initiales. L’entretien des équipements et le contrôle des performances doivent prolonger les effets des travaux pendant la durée du marché.
Le programme prévoit également 3 500 heures d’insertion. Cette dimension rejoint l’orientation retenue lors du conseil métropolitain du 24 septembre : développer les clauses sociales dans les marchés publics pour favoriser l’accès à l’emploi.
Un investissement à distinguer des aides votées le 24 septembre
Le contrat énergétique avait déjà été présenté avant cette séance. Il s’inscrit néanmoins dans le contexte des décisions économiques prises par le conseil métropolitain du 24 septembre, qui comprennent 35 122 euros d’aides à sept entreprises et un abondement de 80 000 euros du Fonds métropolitain pour l’entrepreneuriat de production.
Ces crédits répondent à des objectifs distincts et ne constituent pas le financement des travaux énergétiques. Pour les usagers des 37 bâtiments, les prochaines informations utiles seront désormais la liste complète des sites, les interventions prévues dans chacun d’eux et les premiers résultats de consommation.

