Avant son intervention, deux lycéens des établissements clermontois Blaise-Pascal et Sidoine-Apollinaire ont pris la parole pour défendre les revendications du mouvement. La députée du Puy-de-Dôme Marianne Maximi est également intervenue.
Le meeting suivait une semaine durant laquelle la contestation avait perturbé la scolarité locale, avec notamment deux journées d’enseignement à distance dans les lycées de Clermont-Ferrand et de Riom. Au Zénith, Jean-Luc Mélenchon a relié cette mobilisation à ses propositions pour la jeunesse.
Le droit de vote à 16 ans, une proposition réaffirmée
« Il nous faut le droit de vote à 16 ans », a déclaré le candidat. Il présente cet abaissement de l’âge électoral comme une manière de reconnaître davantage la place des jeunes dans les décisions politiques.
Cette proposition figurait déjà dans ses précédentes campagnes. Sa réaffirmation à Cournon intervient alors que des lycéens demandent à être entendus sur leurs conditions d’études et leur avenir.
Aujourd’hui, le droit de vote reste ouvert à partir de 18 ans. Pour les jeunes Français de 16 et 17 ans du Puy-de-Dôme, la mesure défendue par Jean-Luc Mélenchon élargirait donc la participation électorale si elle était adoptée. Le discours de dimanche ne modifie pas les règles en vigueur.
Supprimer Parcoursup et remettre en cause la sélection
Jean-Luc Mélenchon a renouvelé son engagement de supprimer Parcoursup. Il critique la pression exercée sur les élèves et leurs familles au moment de choisir une orientation, et assimile le dispositif à un examen d’entrée à l’université.
Sa proposition dépasse ainsi le remplacement d’un outil informatique : elle s’inscrit dans son opposition à la sélection universitaire. Pour les futurs bacheliers clermontois, elle concerne directement les conditions d’accès aux études supérieures, en Auvergne comme ailleurs.
Le fonctionnement actuel distingue toutefois les formations sélectives, comme les BTS, les BUT ou les classes préparatoires, des formations non sélectives, notamment les licences. Dans ces dernières, lorsque les demandes dépassent les places disponibles, les dossiers sont examinés et classés. La critique politique du candidat doit donc être distinguée de cette organisation des admissions.
Revaloriser les formations professionnelles
Le candidat a également défendu une revalorisation des filières professionnelles, du CAP à la licence, et de meilleures conditions d’apprentissage pour les apprentis. Il a relié ces formations aux besoins de métiers qualifiés, notamment dans l’agriculture et la rénovation des logements.
Cette orientation s’accompagne d’une défense de l’enseignement général, des sciences et de la culture dans les parcours professionnels. L’objectif qu’il avance est de former une jeunesse disposant à la fois de compétences techniques et de connaissances plus larges.
Ces engagements s’inscrivent dans les enjeux politiques de la mobilisation lycéenne déjà analysés par ClermontPlus. Ils restent des propositions de campagne : à ce stade, les élèves et les familles doivent continuer à suivre les procédures d’orientation et les règles électorales actuellement applicables.

