Le rendez-vous était fixé de 16 h à 19 h, à l’arrêt de tram UCA Campus Centre. Selon l’annonce publiée dans l’agenda Pommes de lune, les organisations du collectif « 8 mars toute l’année » proposaient un stand destiné à sensibiliser le public et à défendre le droit à l’avortement.
Pour une personne confrontée à une grossesse qu’elle ne souhaite pas poursuivre, les questions sont aussi très pratiques : quel service appeler, faut-il passer par son médecin habituel, combien de temps reste-t-il et quels frais prévoir ? À Clermont-Ferrand, plusieurs interlocuteurs permettent d’obtenir une information confidentielle et d’engager les démarches.
À l’hôpital Estaing, un numéro direct pour les demandes d’IVG
Le service d’orthogénie du CHU de Clermont-Ferrand, installé à l’hôpital Estaing, reçoit les demandes d’interruption volontaire de grossesse. La prise de rendez-vous se fait par téléphone au 04 73 75 01 62, auprès du secrétariat ouvert du lundi au vendredi.
Le CHU précise que les rendez-vous ne sont délivrés que par contact téléphonique. Une personne qui écrit à l’adresse orthogenie_cs@chu-clermontferrand.fr doit donc laisser ses coordonnées pour être rappelée. Les consultations se déroulent au rez-de-chaussée de l’hôpital, derrière l’ascenseur B.
Le service propose les méthodes médicamenteuse et instrumentale, selon l’avancement de la grossesse et la situation médicale. Une consultation permet de préciser les possibilités et d’organiser la prise en charge. En cas de difficultés sociales ou administratives, une assistante sociale peut également être sollicitée dans le service.
Le Planning familial, un premier contact pour s’informer
Il est possible de demander des renseignements avant même d’avoir choisi une méthode ou un établissement. À Clermont-Ferrand, le Planning familial du Puy-de-Dôme assure un accueil gratuit et confidentiel pour les personnes majeures comme mineures, notamment pour écouter et orienter les demandes d’IVG.
L’association est joignable au 04 73 37 12 07. Son accueil est ouvert du lundi au vendredi, de 9 h 30 à 12 h 30 et de 13 h 30 à 17 h 30 ; les consultations médicales nécessitent un rendez-vous.
Dans le département, le centre hospitalier Paul-Ardier, à Issoire, dispose également de consultations de gynécologie et d’orthogénie. Le secrétariat est joignable au 04 73 89 72 50. L’établissement se trouve au 13 rue du Docteur-Sauvat.
Un interlocuteur également pour les étudiantes
Les étudiantes peuvent se tourner vers le Service de santé universitaire, qui propose des consultations avec un médecin ou une sage-femme et des entretiens en vue d’une IVG. Son site de Dolet se situe au 25 rue Étienne-Dolet, à Clermont-Ferrand ; le service est joignable au 04 73 34 97 20.
Ce recours s’inscrit dans l’offre de soins universitaire, dont les évolutions à la rentrée de l’UCA, notamment les téléconsultations sur les campus éloignés, visent à faciliter l’accès à un professionnel. Pour une demande d’IVG, il faut préciser le motif lors de la prise de contact afin d’être orientée vers la consultation adaptée.
Sept ou quatorze semaines : les délais à distinguer
En France, l’IVG médicamenteuse est possible jusqu’à sept semaines de grossesse, soit neuf semaines d’aménorrhée. L’IVG instrumentale peut être pratiquée jusqu’à la fin de la quatorzième semaine de grossesse, soit seize semaines d’aménorrhée.
La distinction compte : les semaines d’aménorrhée sont calculées à partir du premier jour des dernières règles. Le professionnel de santé précise le terme et les méthodes accessibles. Une fois la décision prise, mieux vaut contacter rapidement un service, car l’organisation des consultations et de l’intervention demande du temps.
Le parcours comprend un temps d’information puis le recueil du consentement. Il n’existe plus de délai minimal de réflexion imposé entre ces étapes : elles peuvent avoir lieu au cours d’une même consultation.
Une prise en charge à 100 % et un accès confidentiel
L’IVG et les actes associés sont pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie, sans avance de frais, pour les assurées sociales et les bénéficiaires de l’aide médicale de l’État. Les consultations, analyses et échographies liées à l’intervention sont concernées.
Une mineure peut demander une IVG sans autorisation parentale. Si elle souhaite garder le secret vis-à-vis de ses parents, elle doit être accompagnée par une personne majeure de son choix. Un entretien psychosocial est obligatoire pour les mineures ; il est proposé aux majeures.
La confidentialité s’applique à toutes : l’IVG et les actes associés ne figurent pas sur le décompte de remboursement destiné à l’assurée. Pour obtenir une information ou trouver un interlocuteur, le 0 800 08 11 11, numéro national gratuit et anonyme, répond du lundi au samedi de 9 h à 20 h en métropole.

