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Japon au MARQ : cinq découvertes à faire à Clermont avant le 31 octobre

Samouraïs, créatures surnaturelles et vêtements précieux : l’exposition « Japon : chefs-d’œuvre du musée Guimet » reste accessible jusqu’au 31 octobre 2026 au musée d’art Roger-Quilliot, à Clermont-Ferrand. À l’approche de son dernier mois, voici cinq points d’attention pour découvrir ce parcours qui réunit des prêts nationaux et des collections locales.

La rédaction30 septembre 2026
Crédit : Image officiel
Crédit : Image officiel

Installée depuis le 12 décembre 2025 au MARQ, dans le quartier historique de Montferrand, cette exposition aborde le Japon à travers quatre thèmes : le prestige, la beauté, le sacré et la transgression. Les objets permettent d’explorer les relations entre pouvoir, croyances, apparence et humour, sans avoir besoin de connaître au préalable l’histoire de l’archipel.

1. Les samouraïs, entre autorité et prestige

L’univers des seigneurs de la guerre constitue une première entrée dans le parcours. Il permet de comprendre comment la puissance militaire s’accompagne d’une manière de se présenter et d’affirmer sa place dans la société.

Au début du XVIIe siècle, lorsque le Japon entre dans une longue période de paix, les élites guerrières continuent de commander des armes d’apparat aux artisans. Le raffinement des objets participe alors à leur prestige. Cette histoire invite à regarder les représentations des samouraïs en prêtant attention à ce qu’elles expriment de leur rang, au-delà de leur fonction combattante.

2. Un kimono et des chaussures issus du patrimoine local

L’exposition donne aussi à voir des collections territoriales rarement présentées. Parmi les pièces annoncées figure un kimono de jeune fille, dont la soie travaillée et imprimée est enrichie de broderies au fil métallique doré. Une paire de chaussures féminines en bois laqué complète cette découverte.

Ces objets offrent une approche concrète des codes de beauté et des savoir-faire. Observer les matières, les motifs et les finitions permet de mesurer le travail contenu dans un vêtement ou un accessoire. Leur présence rappelle également que le patrimoine japonais exposé à Clermont ne provient pas exclusivement des réserves parisiennes de Guimet.

3. Le sacré, pour comprendre la rencontre des religions

Une autre partie du parcours s’intéresse aux traditions religieuses du Japon. Le shinto et le bouddhisme y ont longtemps coexisté, avec des échanges et des pratiques parfois étroitement mêlées.

Leur rapport aux images diffère cependant : les divinités du shinto sont rarement représentées directement, tandis que le bouddhisme a développé de nombreuses figures sculptées ou peintes. Ce repère aide à aborder les œuvres religieuses autrement que par leur seule apparence, en s’interrogeant sur leur fonction et les croyances auxquelles elles se rattachent.

4. Les yokai, un imaginaire où la peur côtoie la farce

Fantômes et yokai introduisent un registre plus irrévérencieux. Ces êtres surnaturels de l’imaginaire japonais peuvent être inquiétants, rusés ou comiques ; certains jouent des tours aux humains tout en étant eux-mêmes faciles à tromper.

Le volet consacré à la transgression explore cette place de l’humour et du décalage. C’est une piste particulièrement accessible pour une visite en famille : chercher ce qui effraie, ce qui amuse et ce qui semble renverser les rôles habituels permet d’engager la discussion devant les œuvres.

5. Une évocation du pavillon de thé et des dispositifs sensoriels

Guimet+ propose également une découverte par les sens. Le dispositif associe observation, séquences sonores, évocations olfactives et animations permettant d’explorer des récits.

Pour le Japon, l’espace immersif évoque un pavillon de thé. Cette scénographie complète les objets présentés et offre un changement de rythme pendant la visite. Un livret gratuit accompagne aussi le parcours, utile pour choisir ses étapes et revenir sur les thèmes qui retiennent l’attention.

Pourquoi les collections de Guimet sont-elles à Clermont ?

Le MARQ participe au programme Guimet+, porté par le musée national des arts asiatiques–Guimet pour présenter ses collections en région. Le partenariat se déploie sur quatre ans, avec une exposition renouvelée chaque année autour de la Chine, du Japon, du monde himalayen et du monde indien.

Après la Chine, le Japon constitue la deuxième étape clermontoise. Chaque exposition Guimet+ rassemble une trentaine d’œuvres ou d’ensembles d’œuvres des collections nationales, auxquels répond un apport du musée partenaire. À Montferrand, les collections textiles contribuent à ce dialogue.

Horaires, tarifs et dimanche gratuit : préparer sa visite

Le MARQ se trouve place Louis-Deteix, à Clermont-Ferrand. Il ouvre du mardi au vendredi de 10 h à 18 h, puis les samedis et dimanches de 10 h à 13 h et de 14 h à 18 h. Le tramway A dessert l’arrêt Musée d’art Roger-Quilliot.

L’entrée est proposée à 5 euros, ou 3 euros au tarif réduit selon les conditions annoncées. Elle est notamment gratuite pour les moins de 18 ans, les étudiants, les demandeurs d’emploi, les bénéficiaires du RSA et les personnes en situation de handicap avec leurs accompagnants. Le premier dimanche du mois est gratuit pour tous : le 4 octobre offre donc une occasion de découvrir l’exposition sans payer l’entrée.

Pour prolonger une journée consacrée à l’art, les nouveaux espaces du FRAC à la Halle aux Blés accueillent également l’exposition « Les mues éternelles ». Ce second rendez-vous, en centre-ville, est accessible gratuitement.