Publié en octobre 2026, le classement de l’Institut national de la propriété industrielle place le CEA en tête, avec 512 demandes. Le CNRS complète le podium avec 205 demandes, derrière Michelin. À l’échelle régionale, l’étude recense 2 872 demandes de brevets publiées en 2025 auprès de l’INPI ou de l’Office européen des brevets. Parmi elles, 2 757 sont attribuées à des personnes morales, soit 96 % du total. Auvergne-Rhône-Alpes occupe le deuxième rang français, derrière l’Île-de-France.
Un classement fondé sur les inventeurs
La méthode retenue ne repose pas sur l’adresse du siège social des entreprises. Elle prend en compte le domicile des inventeurs mentionnés dans les demandes, afin de mieux situer géographiquement les activités de recherche à l’origine des inventions. Les 228 demandes associées à Michelin concernent ainsi des dossiers dans lesquels au moins un inventeur réside en Auvergne-Rhône-Alpes. Ce chiffre ne représente donc ni le total mondial des brevets du groupe ni un décompte limité au seul Puy-de-Dôme.
Un périmètre élargi pour cette édition
L’édition 2025 intègre, pour la première fois, les demandes publiées par l’Office européen des brevets, en complément de celles publiées par l’INPI. L’institut précise que sa méthode évite de compter plusieurs fois une même invention lorsqu’elle fait l’objet de démarches auprès de différents offices.
Ce palmarès documente une dimension de l’innovation industrielle : les inventions faisant l’objet d’une demande de protection par brevet. Il ne mesure pas, à lui seul, leur succès commercial. Pour Clermont-Ferrand, le classement souligne la place de Michelin parmi les acteurs régionaux de l’innovation. Il porte sur des demandes publiées en 2025, et non sur de nouveaux investissements annoncés cette année.

